Nucléaire : le débat interdit

Par Gérard Pierre, responsable du Comité République Moderne Bourgogne.

L’année 2020 aura vu l’arrêt des deux réacteurs de Fessenheim et du programme de recherche sur la 4ème génération, tandis que la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) prévoit l’arrêt de quatre autres réacteurs avant 2028, puis de huit avant 2035. Cet ensemble de décisions expose notre pays à de grandes difficultés énergétiques, environnementales et financières.

Cédant du terrain à une idéologie anti-nucléaire les pouvoirs publics, sans le dire clairement, orientent la France vers un affaiblissement dangereux de la filière, voire vers une sortie.

Le paradoxe est que la filière nucléaire, reconnue par le GIEC comme indispensable pour lutter contre le réchauffement climatique, est un de nos atouts nationaux. Il s’agit d’un véritable avantage patrimonial produisant une électricité bon marché, pilotable et décarbonée.

Pourquoi faudrait-il que la France, riche de ce capital économique, scientifique, industriel et culturel, abandonne ce patrimoine ? Qui pourrait, connaissant les enjeux, vouloir désarmer et affaiblir ainsi notre pays ? 

C’est pour faire prendre conscience de cette dérive et lutter contre elle, que vient d’être créée l ‘Association pour la défense du patrimoine nucléaire français (PNC-France).

Présidée par Bernard Accoyer, ancien président de l’Assemblée Nationale, l’association bénéficie d’ores et déjà du soutien de personnalités de haut niveau aussi bien politique (Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg, Hubert Védrine) que scientifique comme Claude Cohen-Tannoudji.

PNC-France entend mobiliser les élus directement concernés par la présence sur leur territoire d’élection d’INB (Installation Nucléaire de Base). Préoccupés par la prospérité de leurs collectivités locales, en défendant la pérennité des installations c’est l’intérêt général, l’emploi et le climat qu’ils protègent. En effet, grâce au nucléaire la France s’est érigée en leader des pays du G7 pour ses émissions de gaz à effet de serre. Au moment où le parc nucléaire mondial va connaître un important développement, c’est bien à la décarbonation du marché mondial de l’énergie que la France doit pouvoir toujours apporter sa contribution.

PNC-France apportera aux élus des informations scientifiques objectives, rigoureuses et incontestables, inconnues du public. Ainsi, pourront-ils découvrir, ce qui reste aujourd’hui caché : les conséquences catastrophiques d’un pilotage hasardeux des politiques énergétiques depuis plus de vingt ans.

Il appartient aux républicains attachés à l’intérêt national de ne pas laisser aux oubliettes le débat sur l’énergie nucléaire civile.

Création de l’association PNC-France : défense du « Patrimoine Nucléaire et du Climat »

Contrairement à l’idéologie anti-nucléaire d’un autre âge, relayée par de puissants lobbies, l’association PNC-France a comme objectif de défendre le patrimoine nucléaire français qui fait de notre pays un de ceux qui est le plus vertueux en termes d’émission de CO2. Le site internet pnc-france.org se présente comme un site de « news » et se caractérisera par de nombreuses « pages régionales » auxquelles les élus et les citoyens seront invités à participer. N’hésitez pas à nous faire part de toutes les questions que vous pourriez vous poser et si vous partagez nos réflexions, à rejoindre PNC-France et à faire circuler cette information (gerard.pierre21@orange.fr).